Votre avis sur un service d’avis littéraire

Ça m’arrive plutôt souvent que des auteurs qui en sont à leur début viennent me voir pour que je leur donne mon opinion sur leur texte. C’est plutôt surprenant, puisque je ne suis pas une célébrité. Allons-y directement : je ne suis pas du tout connue. Ça me touche vraiment qu’on fasse appel à moi. Je suis de nature généreuse, mais récemment, j’ai commencé à décliner. J’ai peu de temps pour écrire et le temps passé à aider les autres est du temps que je n’ai pas pour écrire.

L’idée de vivre de rédaction, de révision, de lecture et d’écriture est toutefois alléchante. J’adore mon emploi d’intervenante psychosociale. J’anime des ateliers auprès des femmes sur l’anxiété, l’estime de soi, la communication. Bien que ces maux m’intéressent, les mots m’appellent également.

Je suis à développer une section sur mon site web afin de proposer mes services comme animatrice / conférencière, mais aussi pour donner des avis littéraires à des auteurs débutants. Le but est ultimement d’avoir une pratique autonome et de vivre de la littérature (en totalité ou en partie).

Aujourd’hui, je voulais vous parler du service d’avis littéraire. Il s’adresserait aux auteurs débutants qui désirent des conseils pour améliorer leur manuscrit. En se fiant aux tarifs de l’UNEQ, une direction littéraire professionnelle ou du mentorat devrait être chargée à 102 $ / heure. Or, puisque je débute dans le domaine et que mes services s’adressent aux auteurs qui débutent, je ne me sens pas à l’aise avec ce tarif. Peut-être qu’avec l’expérience, mes tarifs augmenteront, mais pour le moment, je réfléchis à un tarif aux alentours de 40 à 50 $ / heure.

Je ferai des commentaires en suivi des modifications sur Word et je garderai un vingt minutes pour remplir le canevas suivant que j’ai créé :

Qu’en pensez-vous? Est-ce que ça vous semble intéressant? Pour m’aider, vous pouvez d’abord commenter cet article pour me partager vos impressions. Je vous en serai infiniment reconnaissante!

Ensuite, afin de tester le tout, j’aurais besoin de cinq auteurs débutants qui désirent que je consacre une heure à leur manuscrit. Pour ce test, ce serait complètement gratuit, mais il y aurait un sondage à remplir afin de m’aider à peaufiner le service par la suite. Voici les critères d’admissibilité pour cette formule test :

  • Vous avez un manuscrit complété (nouvelle littéraire ou roman);
  • Vous n’avez jamais été publié;
  • Vous vous considérez comme un auteur qui débute;
  • Vous vous engagez à compléter le petit sondage (10 minutes) une fois que je vous aurai remis votre avis littéraire.

Je sélectionnerai cinq personnes parmi celles qui auront rempli le formulaire ci-dessous. Le « concours » se termine le 6 septembre 2021. Gagnant ou pas, je vous contacterai dans la semaine qui suivra :

Merci à toutes les personnes qui auront commenté et qui auront rempli le formulaire. Je me jette à l’eau. Ça prend beaucoup de courage, mais qui ne risque rien n’a rien 🙂 !

La direction littéraire

Salut tout le monde ! Chaque fois que je publie un livre, j’ai droit à une direction littéraire qui me fait évoluer en tant qu’auteure. J’essaie d’intégrer les conseils et je tente de repérer les problèmes qui reviennent plus fréquemment dans mes écrits. Je me suis dit que de vous en parler pourrait peut-être vous aider si comme moi vous écrivez. Si vous n’êtes pas un auteur, ce texte parle un peu de mes apprentissages et de mon travail. Ça vous plongera au cœur de l’action de l’auteur novice.

Le point de vue narratif

À la direction littéraire de Déviance, j’ai appris l’importance du point de vue narratif. Pour résumer, disons que le point de vue narratif, c ‘est « qui » raconte l’histoire. Par exemple, si je décris les sentiments de Yannick et le façon dont il voit les actions se dérouler devant lui, il serait mal venu, dans la même scène, de parler des sentiments de Dorothée, à moins qu’ils soit décelables par Yannick. La narration est du point de vue de Yannick, du moins pour cette section et je ne peux qu’écrire ce que Yannick voit, entend et ressent. C’est lui le point de référence.

On a travaillé fort là-dessus et je suis heureuse de voir que dans mon dernier manuscrit, j’ai su démontrer que cette notion était maîtrisée (ou presque). Par contre, j’ai bien vu que plusieurs autres trucs clochaient. Je vous les partage ici !

La lumière

Eh oui ! S’il fait noir comme l’encre, il sera impossible pour un personnage de voir les traits terrorisés dans le visage de son interlocuteur. Ça semble bête, mais on oublie souvent ce genre de trucs. Et je ne fais pas exception à la règle! En bref, Si Paul ne peut même pas voir ses mains, alors Éric sera incapable de repérer l’interrupteur au mur, quelques mètres plus loin, à moins qu’il ait une vision bionique, ce qui est rarement le cas.

Le positionnement

Quand les personnages posent des actions que vous n’avez jamais réalisé auparavant, j’ai appris qu’il était judicieux de les essayer (lorsque cela est possible). Il faut aussi garder en tête qu’un enfant et un adulte n’ont pas la même portée au niveau de leur mouvement.

Les tics d’écriture

On en a tous. J’en ai 2 ou 3 plutôt récurrents et j’ai beaucoup de difficultés à les voir. Je ne vais pas les énumérer ici, parce que vous risquez de porter, consciemment ou pas, plus attention à mes tics lors de votre lecture. Même si la direction littéraire permet d’en enlever une tonne, il en reste toujours.

La recherche

Eh bien ! On ne peut pas tout trouver sur Internet et il s’avère ardu d’arriver à trouver certaines notions dans les livres. Par exemple, pour des détails concernant une maladie X, il y a sûrement beaucoup de documentation à cet effet, mais serez-vous à même de les comprendre, vous qui n’avez pas étudier en médecine (moi non plus d’ailleurs)? Dans le doute, on peut faire un appel à tous sur Facebook : « j’aimerais parler à X personne qui vit X problématique. Ça fait partie de la recherche pour mon bouquin en cours. Connaissez-vous quelqu’un qui aimerait m’aider? »
Ça, ça marche quand on sait qu’on est ignorant sur X ou Y domaine.


Malheureusement, bien souvent, on ne sait pas qu’on ne sait pas. Une personne ayant corrigé un de mes manuscrits m’a déjà dit : « Il y a un manque flagrant de recherches dans ce manuscrit ». Abasourdie et ayant mis des centaines d’heures dans la recherche, je ne comprenais pas la critique. En fait, après avoir discuté avec cette personne, j’ai rapidement compris : je ne savais pas ce que je ne savais pas.

J’avais fait beaucoup de recherches sur certains sujets qui m’étaient tout à fait inconnus. Et sur certains aspects, je n’en avais pas fait du tout, parce que je ne considérais pas ces aspects importants, parce que j’ignorais qu’ils l’étaient. Paresse? Non! Ignorance? Oui! Ou bien dont j’assumais que certaines choses fonctionnaient d’une certaine manière. Je pensais savoir.


C’est humain. C’est à force d’expérience qu’on acquiert la connaissance de notre « non connaissance ». Bon, c’est philosophique tout ça, mais j’espère que vous comprenez quand même haha !

Conclusion

Bref, c’est une chance inouïe que d’avoir une direction littéraire. Ça me permet d’évoluer en tant qu’auteure. J’ai entendu souvent des personnes qui désiraient être publiées dire : « Personne ne me fera déplacer une virgule dans ce texte qui m’appartient ». En fait, il me semble que cette façon de penser n’amène pas le progrès. C’est peut-être une façon de défendre son estime de soi, mais comment peut-on évoluer seul et sans aide, quand on ne sait pas qu’on ne sait pas? Parce que, croyez-moi, on est tous dans le même bateau à ce niveau.

Lors de ma dernière direction littéraire, j’ai ajouté 10 000 mots à mon texte (sur un total de 80 000 mots, c’est énorme!) On est loin de la virgule là. Et pourtant, je suis certaine que mon texte me ressemble beaucoup plus, qu’il a atteint un niveau que je n’aurais jamais atteint seule. Je ne dis pas qu’il s’agit d’un roman parfait, loin de là, mais il est vraiment mieux que le manuscrit que j’ai soumis à la base.

En bref, pour ressortir grandi de la direction littéraire, il faut savoir accepter la critique, savoir comment en tirer des leçons pour non seulement corriger le manuscrit en cours, mais aussi élever un peu le niveau de notre art (sans prétention) afin d’être capable de les mettre en pratique pour de futurs écrits.

Je disais justement à une amie que je me sentais comme dans un jeu vidéo. Il y a 100 niveaux au total. Je suis au niveau 10, peut-être. À chaque fois que j’ai la chance d’avoir une direction littéraire, je prends quelques niveaux. Chaque fois que j’écris, que je me questionne, que j’apprend, que je lis un manuel de référence, je gagne de l’expérience (XP). Bref, je suis peut-être juste un petit paladin niveau 10, mais j’aspire à m’améliorer :-). J’espère que cet article vous a plu et vous a permis d’apprendre un truc ou deux! Au plaisir de vous jaser !

10 raisons de choisir Déviance pour votre cours de littérature

En août 2019, on apprenait que Déviance était à l’étude dans un cours de littérature de genre au Cégep de Sainte-Foy. 112 élèves l’ont lu et analysé. Des débats ont même été organisé dans le cadre de ce cours. On a eu par la suite un retour très positif de la part de l’enseignant. Je crois que les étudiants ont bien aimé! Mais qu’est-ce que ce livre pourrait apporter à vos étudiants? Voici 10 raisons de choisir Déviance pour votre cours de littérature:

  1. Déviance regorge de thématiques actuelles qui peuvent susciter de nombreux débats. Voici quelques thèmes : technologie et humanité, famille, environnement et inaction humaine, marginalité, toxicomanie et problèmes sociaux.
  2. Il y a de l’action! Avec sa couverture explosive et ses nombreuses péripéties, peut-être que Déviance saura accrocher les lecteurs les plus réfractaires aux cours de littérature.
  3. Il s’agit d’un roman accessible et peu volumineux. Il contient moins de 70 000 mots. Les chapitres sont courts. Le récit est écrit au présent et le registre de vocabulaire est simple à comprendre.
  4. On retrouve dans cet ouvrage différents points de vue narratif. Il pourrait donc vous procurer de nombreux exemples à cet effet.
  5. Ce bouquin a été rédigé par les auteures alors qu’elles étaient au Cégep. Le livre n’a été publié que récemment et il a été mille fois retravaillé depuis, mais cela peut envoyer un beau message aux étudiants : il n’y a pas d’âge pour écrire et rêver!
  6. Ce thriller est apprécié du public. Les nombreuses chroniques répertoriées ici sauront peut-être vous convaincre! Vous pouvez également consulter la fiche Goodreads pour en savoir davantage!
  7. Déviance est une dystopie, un genre peu exploité en littérature québécoise. En parler dans vos cours permettrait de faire rayonner non seulement un livre d’ici, mais aussi cette branche de la science-fiction somme toute méconnue.
  8. Déviance a été rédigé par deux autrices et la protagoniste est une jeune femme de vingt ans. Si vous voulez faire de la place aux femmes dans votre cursus, vous y voilà !
  9. Ça ferait différent ! Patrick Senécal, c’est génial, mais faire connaître des auteures que les étudiants seraient peut-être moins à même de découvrir par eux-mêmes serait un avantage certain pour élargir leurs horizons :).
  10. Les auteures sont disponibles pour venir discuter dans un de vos cours et échanger sur le livre ou simplement sur l’écriture en général. En duo (avec les deux auteures) ou en solo, selon leurs disponibilités et les vôtres. Ne vous gênez pas !

Voilà! Il n’est pas trop tard pour le trimestre de l’hiver 2021. Si vous décidez de choisir ce super bouquin pour votre cours de littérature, je vous remercie infiniment. M’envoyer un petit message pour me le faire savoir me remplirait d’une joie inqualifiable! Merci de l’intérêt que vous portez à Déviance!

Mes objectifs SMART

Coucou les ami-e-s ! C’est les vacances pour moi. Vendredi dernier, à 16h, je traversais le stationnement du CLSC pour me rendre à ma voiture, et avant même d’atteindre la portière, j’ai commencé à rêver à tout ce que je pourrais accomplir avec ces deux semaines de congé. Écrire, écrire et encore écrire ! Et comme la travailleuse sociale que je suis le sait, il faut rester réaliste, puis prendre du temps aussi pour décrocher, tout simplement. À chaque mois, j’aime bien me fixer des objectifs, tant personnel que d’écriture. Pourquoi ? Pour stresser ? Bien sûr que non. C’est en fait pour sentir qu’on accomplit quelque chose. C’est bon pour le moral. Au fond, on progresse tous à notre vitesse, mais le fait de définir un peu à l’avance ce qu’on désire accomplir nous permet d’aller dans la direction voulue, puis d’évaluer nos efforts par la suite. Il y a tant de bienfaits à accomplir les buts qu’on s’est fixés.

Il faut que les objectifs soient assez ambitieux pour qu’ils nous rendent fières, mais pas trop, pour ne pas se mettre en échec (réaliste). Voici un petit guide sur comment se fixer de bons objectifs. J’ai appris ça lors de mon baccalauréat en travail social, mais ça me sert également pour la lecture et l’écriture 🙂 ! L’acronyme SMART (qui veut dire astucieux / intelligent) nous aide à nous en rappeler.

L’acronyme SMART

  • Spécifique : il faut que l’objectif ne soit pas trop vague. S’il est trop vague, on aura de la difficulté à savoir qu’on l’a atteint, puis on ne saura pas non plus nécessairement comment s’y rendre.
    ✘ Mauvais: Être heureux.
    ✔ Bon : Lire 30 minutes par jour, à chaque jour !
    (Nest-ce pas un synoyme du bonheur, de toute manière… 😛 ?)
  • Mesurable : il faut être capable de le quantifier ou de le qualifier de sorte qu’on puisse savoir où on en est rendu, puis aussi pour nous donner un certain défi.
    Le « 30 minutes » est ici une unité de mesure. Ce n’est pas obligé d’être un chiffre, toutefois.
    Exemple : Avoir lu tous les livres de ma pile à lire d’ici la fin de ma vie.
  • Atteignable : il faut que la personne qui tente d’accomplir l’objectif soit en mesure de l’atteindre. Autrement dit, il faut que la personne en ait les capacités. Pour une personne qui achète presque pathologiquement des livres comme moi, « lire tous les livres de ma pàl » me semble un objectif inatteignable (il faudrait que je cesse d’en acheter, et ce n’est pas dans mes plans).
  • Réaliste : ça revient un peu au même qu’atteignable. J’ai l’impression que « SMAT » ça ne sonnait pas bien, alors ils ont ajouté le R :P. Sans déconner, je crois que ça veut également dire de garder les deux pieds sur Terre et, même si ça serait cool de gagner le million (pour acheter des livres, bien sûr), ce n’est pas tant réaliste de s’en faire un objectif.
  • Temporel : il faut spécifier la fin de l’objectif, afin justement qu’on puisse un jour s’arrêter pour savoir s’il a été accompli. Il est possible d’avoir des objectifs au quotidien et d’avoir des objectifs plus long terme.
    Exemple d’objectifs quotidiens: Lire 30 minutes par jour, à chaque jour.
    Exemple d’objectifs long terme: Terminer le premier jet d’un roman d’ici septembre 2021.

Mes objectifs d’écriture d’août 2020

Considérant que je suis en vacances pour deux semaines et que tous mes plans voyages ont été annihilés par la COVID, mes objectifs peuvent être un peu plus ambitieux que d’habitude.

D’ici la fin août (temporel :P), je désire… :

  • Avoir effectué au moins une fois les étapes de la relecture et de la correction de mon mystérieux projet E.
    (le projet E est un thriller dystopique. Avant de soumettre un manuscrit à mes bêta-lecteurs, ces étapes doivent être réalisées généralement à plusieurs reprises)
  • Avoir écrit 10 poèmes pour mon mystérieux projet P.
    (le projet P est un recueil de poésie horrifique…)
  • Avoir rédigé une chronique pour Filles de joual.

En fin août, j’aurai probablement reçu tous les retours de mes bêta-lecteurs pour mon Projet D (livre enquête / horreur pour un public de 14 ans et+). Corriger le projet D à la lumière des commentaires de mes bêta-lecteurs fera probablement parti de mes objectifs de septembre 2020 !

Voilà, c’est tout ! Des centaines d’heures de plaisir se retrouvent dans ces 3 objectifs. Je compte bien y arriver, puis avoir du temps aussi pour tout le reste 🙂 (lecture, jeux, sport, ménage…)

Merci de me lire et de me suivre! Et vous, quels sont vos objectifs du mois d’août ?

Les émotions et les contrats

Le premier contrat signé

La toute première fois que j’ai reçu un contrat d’édition, c’était, comme vous vous en doutez, pour Déviance. J’avais l’impression d’avoir gagné le million au 649. Ce qui est un peu ironique en soi, car on sait tous pertinemment les auteurs québécois ne gagnent pas beaucoup d’argent pour les centaines d’heures travaillées (environ 10% des ventes en général, donc 2$ par livre vendu pour un ouvrage coûtant 20$). Bref, je ne m’égarerai pas là-dessus, mais sachez que je ne blâme pas les éditeurs. Ils ont beaucoup de dépenses et c’est eux qui prennent tous les risques. Revenons à nos moutons : oui le sentiment est incroyable. Même si on sait qu’on ne fera pas réellement d’argent avec ça, c’est le soulagement, la validation. C’est de se faire dire que nos efforts sont reconnus et que l’histoire qui nous a hanté pendant des mois ou des années sera lue par d’autres. Des lecteurs pourront enfin entrer dans notre univers. Puis, avant tout, ce manuscrit pourra devenir un livre : un livre qui aura passé par les étapes de la direction littéraire, de la correction linguistique, puis de la mise en page. Bref, un manuscrit qui aura été bonifié par toutes ces étapes et qui se retrouvera sur les tablettes de nos librairies favorites. J’étais émue, abasourdie, heureuse, fébrile et soulagée. Mettez toutes ces émotions-là dans un blinder, et c’est clair que ça saute haha !

Un deuxième contrat : mon roman d’horreur fantastique sera publié !

J’en ai déjà parlé ici et sur ma page Facebook : j’ai reçu tout récemment la nouvelle qu’un de mes autres manuscrits était retenu par mon éditeur (Les Éditions Corbeau, du groupe AdA1). Il s’agit de mon Projet M (titre provisoire), un roman d’horreur fantastique pour un public adulte. J’étais très nerveuse à savoir si ce manuscrit allait être accepté. C’était le premier roman écrit en solo que je présentais aux Éditions AdA. Je me disais : et si dans Déviance, c’était plus l’écriture de Stéphanie qui avait su charmer mon éditeur? C’est bête et irrationnel, mais c’était quand même ce qui me passait par la tête. Je me disais tout de même que si c’était refusé, j’allais retravailler l’histoire, relire, recorriger, afin de le présenter à d’autres maisons d’édition. Ça m’aurait attristée, car j’aime bien mon éditeur, mais je ne suis pas du genre à baisser les bras. Bref, oui, j’étais anxieuse quant à la réponse. Et quand ça l’a été accepté… je me suis sentie encore une fois fébrile, heureuse et soulagée.

Est-ce que ce sentiment d’extase disparaît avec le temps? Et l’anxiété quant à la soumission d’un manuscrit? Je crois que c’est plutôt propre à chacun et je n’ai pas publié assez de livres pour pouvoir répondre à ces questions réellement. Je me suis tout de même sentie moins abasourdie la deuxième fois que la première. Je pense qu’on se sent à chaque fois validée, et que ça vient diminuer un peu la peur de soumettre pour le prochain manuscrit, mais aussi l’intensité de l’émotion lorsque c’est accepté. Mais bon, si je me rends là, après une dizaine, je pourrai vous en reparler!

Le futur

Bref, je suis un peu rassurée pour le futur, mais je ne me prends pas la tête avec ça. Des refus, il y en aura certainement et ça fait partie de la game. Mais aujourd’hui, je n’y pense pas. Je célèbre le contrat qui a été signé. Je garde en tête toutefois qu’il me reste du pain sur la planche : révisions, corrections, modifications… des dizaines et des dizaines d’heures encore seront nécessaires, avec l’aide de mon éditeur, pour vous livrer le meilleur livre possible dès les premier mois de 2021 ! Un livre qui saura satisfaire, je l’espère, votre soif d’horreur ! Je vous remercie encore une fois de me lire. À bientôt !


1. Au cas ou vous n’étiez pas au courant, la Collection Corbeau, des Éditions AdA (collection au sein de laquelle se retrouve Déviance) s’est transformée en Maison d’édition distincte, mais qui fait toujours partie du Groupe AdA.

Mon premier billet : je vous souhaite la bienvenue et vous parle de mes projets

Cela fait plusieurs mois que ce site web est terminé, mais je n’avais pas réussi psychologiquement à le mettre en ligne avant aujourd’hui. C’est peut-être une peur mal placée ou bien le syndrome de l’imposteur qui m’ont freinée. Mais aujourd’hui, j’ai envie d’envoyer paître ce foutu sentiment qui me noue l’estomac parfois. Parce que vous êtes bien là, à me lire. Et que je suis bien là, à vous écrire. Bienvenue sur mon site web et merci d’être là pour moi !

Je dirais que ce qui m’a motivé à lancer mon site web officiellement, c’est la recrudescence du nombre d’abonné-e-s sur ma page Facebook d’auteure. En une semaine, j’ai vu mon nombre d’abonné-e-s passer de 300 à 715, grâce à un concours dans un de mes groupes préférés (Les lecteurs de romans noir/policier/horreur). Je vous invite d’ailleurs à vous y abonner, si ce n’est pas déjà fait :-).

J’espère que vous explorerez librement ce site web pour en savoir davantage sur mon humble parcours. Être curieux, c’est une belle qualité, alors lâchez-vous lousse

J’ai vraiment plusieurs projets en cours de rédaction et ce billet a pour but de vous en informer. Un livre, ça prend des années à écrire, corriger, soumettre et publier, donc il vous faudra faire preuve de patience haha ! J’aime bien mettre une lettre seulement pour qualifier mes projets, parce que les titres sont rarement définitifs avant que le projets sortent des presses. Alors les voici en bref :

  • Projet C : il s’agit d’une novella d’environ 30 000 mots. C’est un projet collectif avec plusieurs auteurs des Éditions AdA et qui devrait paraître cet automne 2020. Plusieurs auteurs ont soumis leur novella, sous ce thème commun que je ne peux vous dévoiler, et seulement certains d’entre eux seront publiés. J’ai terminé la rédaction et la correction et j’ai soumis mon manuscrit. Je suis en attente d’une réponse de mon éditeur. Si ce n’est pas choisi, ce qui peut toujours arriver, je ne baisse pas les bras et je compte en faire un roman. À ce moment, je pourrai vous en dire plus hihi. J’ai vraiment aimé rédiger ce projet, car il y avait une limite de temps pour le faire, puis parce que c’est dans un genre littéraire que je ne suis pas habituée ! À suivre… 😛 !
  • Projet D : il s’agit d’un roman jeunesse 14 ans et + de type enquête/horreur avec une structure vraiment originale et particulière. Ce projet fait lui aussi parti d’un collectif d’auteur-e-s des Éditions AdA. Je suis en pleine rédaction et on ne planifie pas publier avant 2021. La rédaction est vraiment tripante en raison de la structure peu orthodoxe du récit. J’ai hâte de vous en dire plus !
  • Projet E : il s’agit d’un thriller dystopique, un peu comme dans le genre de Déviance, mais un peu plus sombre encore. C’est une histoire qui me tenait vraiment à coeur et je suis soulagée d’avoir terminé le premier jet. Il me reste encore plusieurs relectures / corrections à faire avant de le soumettre à mes bêta-lectrices incroyables. Mon objectif est de soumettre ce manuscrit en 2021 à mon éditeur, dans l’espoir qu’il soit publié en fin 2021 ou en début 2022.
  • Projet M : il s’agit d’un roman d’horreur fantastique plutôt violent qui sera publié aux Éditions AdA en début 2021 (entre janvier et mars, selon le processus d’édition). Je suis en train de regarder le contrat et le signerai très prochainement ! Je suis vraiment heureuse ! Je vais pouvoir vous en parler davantage très bientôt 😀 !
  • Projet P : c’est un projet que j’ai commencé il y a peu de temps. Comme si je n’en avais pas déjà assez haha ! C’est un recueil de poèmes d’horreur. Je pense à l’autopublication pour ce recueil, mais je n’en suis pas certaine encore. Pour l’instant, je suis toujours dans le premier jet. Je tripe vraiment à écrire ça, puisque je me fais peur moi-même haha ! Je vise probablement 2022 pour ce projet.

Voilà, je pense bien que c’est tout pour le moment. Sinon, j’ai toujours ce fichier au sein duquel je vomis toutes mes idées. J’irai y piger des idées dès que j’aurai un peu de temps. Mais, parti comme c’est là, ça sera pas avant 2022 haha !

Merci d’avoir pris le temps de me lire et je vous tiendrai au courant du développement de mes projets par l’intermédiaire de ce blogue.