Les émotions et les contrats

Le premier contrat signé

La toute première fois que j’ai reçu un contrat d’édition, c’était, comme vous vous en doutez, pour Déviance. J’avais l’impression d’avoir gagné le million au 649. Ce qui est un peu ironique en soi, car on sait tous pertinemment les auteurs québécois ne gagnent pas beaucoup d’argent pour les centaines d’heures travaillées (environ 10% des ventes en général, donc 2$ par livre vendu pour un ouvrage coûtant 20$). Bref, je ne m’égarerai pas là-dessus, mais sachez que je ne blâme pas les éditeurs. Ils ont beaucoup de dépenses et c’est eux qui prennent tous les risques. Revenons à nos moutons : oui le sentiment est incroyable. Même si on sait qu’on ne fera pas réellement d’argent avec ça, c’est le soulagement, la validation. C’est de se faire dire que nos efforts sont reconnus et que l’histoire qui nous a hanté pendant des mois ou des années sera lue par d’autres. Des lecteurs pourront enfin entrer dans notre univers. Puis, avant tout, ce manuscrit pourra devenir un livre : un livre qui aura passé par les étapes de la direction littéraire, de la correction linguistique, puis de la mise en page. Bref, un manuscrit qui aura été bonifié par toutes ces étapes et qui se retrouvera sur les tablettes de nos librairies favorites. J’étais émue, abasourdie, heureuse, fébrile et soulagée. Mettez toutes ces émotions-là dans un blinder, et c’est clair que ça saute haha !

Un deuxième contrat : mon roman d’horreur fantastique sera publié !

J’en ai déjà parlé ici et sur ma page Facebook : j’ai reçu tout récemment la nouvelle qu’un de mes autres manuscrits était retenu par mon éditeur (Les Éditions Corbeau, du groupe AdA1). Il s’agit de mon Projet M (titre provisoire), un roman d’horreur fantastique pour un public adulte. J’étais très nerveuse à savoir si ce manuscrit allait être accepté. C’était le premier roman écrit en solo que je présentais aux Éditions AdA. Je me disais : et si dans Déviance, c’était plus l’écriture de Stéphanie qui avait su charmer mon éditeur? C’est bête et irrationnel, mais c’était quand même ce qui me passait par la tête. Je me disais tout de même que si c’était refusé, j’allais retravailler l’histoire, relire, recorriger, afin de le présenter à d’autres maisons d’édition. Ça m’aurait attristée, car j’aime bien mon éditeur, mais je ne suis pas du genre à baisser les bras. Bref, oui, j’étais anxieuse quant à la réponse. Et quand ça l’a été accepté… je me suis sentie encore une fois fébrile, heureuse et soulagée.

Est-ce que ce sentiment d’extase disparaît avec le temps? Et l’anxiété quant à la soumission d’un manuscrit? Je crois que c’est plutôt propre à chacun et je n’ai pas publié assez de livres pour pouvoir répondre à ces questions réellement. Je me suis tout de même sentie moins abasourdie la deuxième fois que la première. Je pense qu’on se sent à chaque fois validée, et que ça vient diminuer un peu la peur de soumettre pour le prochain manuscrit, mais aussi l’intensité de l’émotion lorsque c’est accepté. Mais bon, si je me rends là, après une dizaine, je pourrai vous en reparler!

Le futur

Bref, je suis un peu rassurée pour le futur, mais je ne me prends pas la tête avec ça. Des refus, il y en aura certainement et ça fait partie de la game. Mais aujourd’hui, je n’y pense pas. Je célèbre le contrat qui a été signé. Je garde en tête toutefois qu’il me reste du pain sur la planche : révisions, corrections, modifications… des dizaines et des dizaines d’heures encore seront nécessaires, avec l’aide de mon éditeur, pour vous livrer le meilleur livre possible dès les premier mois de 2021 ! Un livre qui saura satisfaire, je l’espère, votre soif d’horreur ! Je vous remercie encore une fois de me lire. À bientôt !


1. Au cas ou vous n’étiez pas au courant, la Collection Corbeau, des Éditions AdA (collection au sein de laquelle se retrouve Déviance) s’est transformée en Maison d’édition distincte, mais qui fait toujours partie du Groupe AdA.

Publié par Withney St-Onge B.

Je suis une mordue de la littérature québécoise. J'adore lire, écrire, jaser avec les auteurs, lecteurs et éditeurs de chez nous. J’adore dévorer les nouvelles, ressentir les poèmes, être engouffrée par les romans et vivre les contes.

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